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Auditions Retour

Réponses des candidat-e-s par question

Droits de la personne

11. Quels sont vos engagements en matière de politique d'éducation à la sexualité et à la contraception ?

F. BAYROU : L'éducation à la sexualité à l'école a fait ces dernières années des progrès considérables. Elle doit inclure la prévention du sida et des maladies sexuellement transmissibles, celle des violences sexuelles, celle des grossesses non désirées. Cela fait partie des missions éducatives de l'école. La loi de 2001 et la circulaire de 2003 doivent être pleinement appliquées dans les collèges et lycées.

O. BESANCENOT : Des lieus d’accueil et d’information telles que ceux mis en place par le planning familial doivent être développées partout afin qu’ils soient accessibles aux filles et aux garçons quelque soit le lieu d’habitation. L’anonymat et la confidentialité doivent être respectés. L’école, le collège et le lycée doivent mieux intégrer cette question, et ne pas la réduire comme cela est fait souvent à une question de connaissance biologique.

J. BOVE : Nous assurerons le droit des femmes à disposer de leur corps par la contraception et l’avortement libre et gratuit. La pilule de la 3ème génération sera remboursée. Des moyens supplémentaires seront attribués aux centres de planification et d’I.V.G., ainsi qu’à la gynécologie médicale et hospitalière aujourd’hui menacée, afin que ce droit soit accessible à chacune sur l’ensemble du territoire. Les médecins et personnels des centres d’I.V.G. bénéficieront d’un vrai statut.

M-G. BUFFET : Pour que les lois s’appliquent réellement, il faut les assortir de moyens concrets et notamment arrêter la casse de l’hôpital public. Des moyens supplémentaires seront engagés pour l’organisation de campagnes nationales d’information sur la contraception. L'éducation sexuelle et contraceptive aura sa place dans les collèges et les lycées, avec le concours des infirmières scolaires et des professionnels de la santé. La création de centres de santé et d’information sera favorisée auprès des femmes des cités.

A. LAGUILLER : Arlette Laguiller est pleinement solidaire de tous les combats contre toutes les discriminations. Elle a fait partie en son temps des mouvements pour la défense de l'avortement et de la contraception (MLAC) et soutient donc l'éducation à la sexualité et la contraception.

J-M. LE PEN : Les pouvoirs publics n'ont pas à intervenir dans un domaine relevant de la vie privée des personnes.

F. NIHOUS : Renforcer la médecine scolaire pour la prévention et l’information auprès des jeunes, filles et garçons, ainsi que la présence d’infirmières scolaires dans chaque établissement de l’enseignement secondaire. Renforcer le quota d’heures en matière d’éducation à la sexualité et à la contraception dans les collèges et lycées, et donner aux adolescents les informations concernant les lieux où ils pourront trouver une écoute et un soutien en cas de difficultés dans le cadre familial.

Attribuer des moyens supplémentaires aux centres de planification et d’orthogénie, aux services de gynécologie en milieu hospitalier, en veillant à ce que ces moyens irriguent bien tous les territoires. En effet, l’isolement, en milieu rural comme dans les quartiers urbains, est un grave facteur d’inégalité qui touche particulièrement les jeunes et les femmes dans le domaine de la santé. Augmenter les moyens en matière de contraception et de prévention des Infections Sexuellement Transmissibles, dont l’insuffisance est démontrée par le taux important des IVG chez les mineures de 14 à 17 ans. Il faudra veiller à assurer l’accès à ces moyens pour les personnes en état de précarité, les SDF, etc.

S. ROYAL : L’accès à l’information sur la maîtrise de la fécondité, et à des méthodes sûres de contraception est un outil sine qua non d’égalité et d’émancipation des jeunes femmes. C’est cette même conviction qui m’animait quand j’ai décidé comme Ministre de l’enseignement scolaire de rendre gratuite la pilule du lendemain pour les mineures et de la rendre disponible dans les infirmeries des lycées. J’ai donc décidé que l’accès à la pilule sera gratuit pour toutes les femmes de moins de 25 ans. Les dispensaires qui seront ouverts, notamment dans les zones rurales, accueilleront des permanences du planning familial.

N. SARKOZY : L’école doit jouer un rôle important dans l’apprentissage de la prévention, du respect de l’autre et des différences d’orientation sexuelle. Elle doit ainsi permettre aux jeunes garçons et filles d’adopter un comportement responsable à l’âge où ils découvrent l’amour et les risques qui lui sont liés. Cet enseignement doit être adapté en fonction du contexte et du niveau d’information de la population scolaire des établissements, dans le cadre de l’autonomie que je souhaite leur confier.

G. SHIVARDI : C’est aux enseignants de le déterminer dans le cadre des diplômes nationaux.

D. VOYNET : Une place très importante doit lui être faite dans les écoles, à tous les âges, y compris en classes primaires. L’éducation à la sexualité doit se faire tout au long de la vie d’unE jeune. Le planning familial doit avoir entrée libre dans les établissements scolaires. C’est dès le plus jeune âge que s’apprend le respect du corps de l’autre.

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