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Auditions Retour

Réponses des candidat-e-s par question

Droits de la personne

12. Vous engagez-vous à confier au CSA une mission renforcée de lutte contre le sexisme afin que les médias contribuent à donner une image moins stéréotypée des compétences et du potentiel des femmes et des hommes dans notre société ?

F. BAYROU : Le CSA est chargé de veiller à ce que les programmes de radio et de télévision ne comportent "aucune incitation à la haine ou à la violence pour des raisons (…) de sexe", et dispose d'un pouvoir de sanction. Cette disposition fournit d'ores et déjà une base solide pour obtenir des médias la vigilance nécessaire.

Il peut cependant être utile d'élargir cette définition aux programmes qui - sans directement inciter à la haine ou la violence - donneraient une image dégradante des femmes ou des hommes.

O. BESANCENOT : Oui, tout en sachant que concernant les publicités sexistes et au vu des enjeux financiers, il faudrait prendre des mesures contraignantes au-delà d’une mission renforcée confiée au CSA.

J. BOVE : Des campagnes gouvernementales seront organisées pour énoncer les stéréotypes sexistes sur les rôles et les représentations sociales des femmes et des hommes et pour inciter au partage égal des tâches domestiques et parentales.

M-G. BUFFET : Oui, le CSA doit être le garant de l'absence de toute forme de sexisme. Il devrait produire un rapport circonstancié sur l'activité des médias dans ce domaine.

J-M. LE PEN : Je veillerai à ce que le Conseil supérieur de l'audiovisuel empêche, notamment aux heures de grande écoute, la diffusion de films pornographiques, dégradants pour la dignité des femmes. Pour cela il est nécessaire de réformer le mode de désignation des membres du CSA qui, choisi par le Président de la République et les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, sont liés aux partis au pouvoir.

F. NIHOUS : Absolument, notamment dans le domaine de la publicité, où l’on trouve encore trop d’abus.

S. ROYAL : Oui, cela participe de la lutte contre tous ces clichés sexistes. La lutte contre les publicités sexistes que j’ai conduite lorsque j’étais ministre a été salutaire. Une négociation avec le BVP a débouché sur une Charte qui évite aujourd’hui que soient publiées sans vérification des publicités sexistes.

N. SARKOZY : Je ne sais pas si c’est le rôle du CSA. Mais il faut certainement agir sur les mentalités pour continuer de lutter contre les stéréotypes et les attitudes sexistes.

G. SHIVARDI : Je ne fais pas confiance au CSA.

D. VOYNET : Oui et je leur confierai aussi un véritable travail sur la pornographie dont les dérives actuelles sont extrêmement négatives pour les femmes. Tant leur image, que les violences qu’elles y subissent sont catastrophiques dans la représentation d’une sexualité qui ne les respectent absolument pas.

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