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Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes |
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Droits de la personne14. Vous engagez-vous à faire connaître la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), ratifiée par la France depuis 1983, notamment par l'intermédiaire des programmes scolaires et à promouvoir son application effective, le cas échéant, sous sanction ? F. BAYROU : Au collège, la loi devra être enseignée, y compris les conventions internationales relatives aux droits des personnes. Le droit français devra être mis en conformité, partout où cela resterait nécessaire, avec la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), et, aussi et surtout, prendre les dispositions pratiques pour rendre ces droits effectifs, par exemple les mesures permettant de concilier l'accueil de l'enfant dans la famille avec la vue professionnelle. Sur cette base, la France devra remettre au plus vite le rapport quadriennal, prévu par la Convention, sur l'application de celle-ci (notre dernier rapport remonte à 2002). O. BESANCENOT : Oui M-G. BUFFET : Oui je m’y engage. La ratification par la France de cette convention donne des obligations à notre pays. Le ministère chargé des droits des femmes que je propose doit, entre autres, avoir les moyens d'élaborer des programmes de prévention, des programmes éducatifs J-M. LE PEN : Aujourd'hui, malgré le dévouement du corps professoral, l'école n'assure plus ses trois missions fondamentales : elle instruit de moins en moins, (un élève sur cinq entre en sixième ne sachant ni lire ni écrire), elle ne joue plus son rôle d'ascenseur social, (6 % des enfants d'ouvriers accèdent aux grandes écoles contre 13 % il y a 30 ans), enfin la laïcité, c'est-à-dire la neutralité religieuse et politique dans l'enseignement public, est bafouée par des syndicats liés à des partis politiques et par des associations islamistes voulant imposer la charia dans les écoles de la République française. Plutôt que d'encombrer les programmes scolaires de matières, il est nécessaire que l'école redevienne le lieu privilégié dans lequel les élèves acquièrent les connaissances nécessaires à leur développement intellectuel et à leur intégration dans la société. F. NIHOUS : Oui, car c’est très souvent en raison du manque d’information que ces discriminations ont cours : les uns ignorant ou feignant d’ignorer les sanctions prévues par la loi, les victimes ignorant leurs droits. Il est donc nécessaire d’assurer une large diffusion, auprès des autorités judiciaires comme auprès du public, du contenu de la Convention et de son protocole, qui nous paraissent encore largement méconnues, afin de garantir une application concrète de l’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines de la vie civile, politique, économique, sociale et culturelle. S. ROYAL : La lutte contre les stéréotypes sexistes commence à l’école. Je suis donc favorable à ce que la convention CEDAW soit largement expliquée aux enfants, comme éléments d’apprentissage du respect de l’autre. N. SARKOZY : Ce texte devrait en effet être plus largement connu et appliqué. A titre personnel, ma référence reste cependant le préambule de la Constitution de 1946, auquel renvoie notre Constitution actuelle, qui prévoit que « la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme ». C’est au service de cet objectif que je souhaite appliquer le volontarisme dont j’ai toujours fait preuve pour les causes dans lesquelles je crois. G. SHIVARDI : Alors, pour les droits des femmes, je réaffirme que la liberté des femmes, l’égalité entre les femmes et les hommes passe par la défense de toutes les protections acquises par les générations précédentes. Je réaffirme que les droits des femmes, leur droit à leur santé, à celle de leurs enfants passe par la rupture avec le Pacte de stabilité, l’Union européenne D. VOYNET : Oui. La France a pris un très grand retard qu’il est grand temps d’œuvrer à rattraper. |
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