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Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes |
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Contexte françaisJuillet 2008, la modification de l'article premier de la Constitution permet désormais d'avoir recours à des quotas, si nécessaire, pour permettre un égal accès des femmes aux postes de décision, dans tous les domaines, politique, économique et social. Mars 2009, Marie-Jo Zimmermann, députée UMP et présidente de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée nationale, dépose une nouvelle proposition de loi n°1533 tendant à favoriser l'égal accès des femmes aux responsabilités professionnelles et sociales. Juin 2009, Brigitte Gresy, membre de l'Inspection générale des affaires sociales, suggère dans un rapport remis au ministre du Travail Xavier Darcos d'instaurer, sur la base du modèle Norvégien, une obligation de 40% de femmes dans les conseils d'administration et de surveillance des entreprises publiques et privées, cotées en bourse, dans un délai de 6 ans. Elle propose que cet objectif soit gradué et fasse l'objet d'un premier pallié de 20% d'ici à deux ans (proposition 32). 20 Janvier 2010, l'Assemblée nationale adopte la proposition de loi relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance et à l'égalité professionnelle de Jean-François Copé et Marie-Jo Zimmermann, en première lecture. Principales dispositions du texte
16 février 2010 : Mmes Nicole Bricq, Michèle André, M. Richard Yung, et plusieurs de leurs collègues, déposent au Sénat la proposition de loi n°291 relative aux règles de cumul et d'incompatibilité des mandats sociaux dans les sociétés anonymes et à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance 29 avril 2010 : A l'issue de la séance publique, la proposition de loi est renvoyée en commission des lois du Sénat. Pour plus d'informations :
Situation dans l'Union européenneAvec seulement 11% de femmes membres de Conseil d'administration ou de surveillance en moyenne dans les pays de l'Union européenne, selon les chiffres de la Commission européenne, une quinzaine de pays semble réfléchir à la mise en place de quotas. Mars 2006, la Commission européenne présente une Feuille de route pour l'égalité entre les femmes et les hommes – 2006-2010, succédant à la stratégie-cadre pour l'égalité entre femmes et hommes (2001-2005). Parmi les six domaines d'action prioritaire, figure la représentation égale des femmes et des hommes dans la prise de décision. La feuille de route en précise les objectifs à atteindre et les actions à mener pour : Promouvoir la participation des femmes et des hommes sur un pied d'égalité à la prise de décision : Juillet 2006, l'adoption de la Directive 2006/54/CE du Parlement européen et du Conseil relative à la mise en œuvre du principe de l'égalité des chances et de l'égalité de traitement entre hommes et femmes en matière d'emploi et de travail (refonte) leur permet de recourir à ce système. Cadre internationalDécembre 1979, l'Assemblée général de l'Organisation des Nations Unies adopte la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Sans prévoir la possibilité de recourir à la mise en place de quotas, les dispositions de l'article 11§1 précisent que : Les Etats parties s'engagent à prendre toutes le mesures appropriées pour éliminer la discrimination à l'égard des femmes dans le domaine de l'emploi, afin d'assurer, sur la base de l'égalité de l'homme et de la femme, les mêmes droits, et en particulier : (…) Septembre 1995, lors de la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes qui s'est tenu à Pékin, une Déclaration et un Programme d'action ont été adoptés. Le Programme d'action de Pékin identifie 12 domaines critiques, le 7ème concerne spécifiquement « les femmes et la prise de décision ». Il prévoit des objectifs stratégiques et des actions à mener : G.1 : Prendre des mesures propres à assurer aux femmes l'égalité d'accès et la pleine participation aux structures du pouvoir et de la prise de décision. Elle prévoit notamment de rééquilibrer la proportion de femmes et d'hommes dans les organes gouvernementaux, les administrations publiques ou encore les services judiciaires. |
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